La Société des Amis des Musées de Dijon offre chaque année une quinzaine de conférences illustrées traitant de sujets en rapport avec l’actualité artistique, les grandes expositions de l’année à Paris ou en région, ou avec les collections dijonnaises et celles d’autres musées. Elles sont assurées par des conservateurs et des historiens de l’art.
Afin de respecter la jauge des salles, les conférences sont gratuites et réservées en priorité aux adhérents, puis accessibles, en fonction des places disponibles, aux non-adhérents au tarif de 5 €.
Les conférences auront lieu à 16 h 00 au musée de la vie Bourguignonne Perrin de Puycousin.
par Hélène MEYER, Conservateur général au département des Arts graphiques au Musée du Louvre
par Côme FABRE, Conservateur au département des Peintures au Musée du Louvre
par Brigitte MAURICE-CHABARD, Conservatrice en Chef, Directrice des musées de Chalon-sur-Saône
par Anne MONIER VANRYB, Conservatrice de la collection Art déco du musée des Arts décoratifs, et commissaire de l’exposition sur le centenaire de l’Art déco....
par Gérard BREY, Professeur honoraire de Civilisation espagnole de l’Université de Franche-Comté, Besançon
Par Guilhem SCHERF Conservateur général honoraire du Patrimoine, département des Sculptures, musée du Louvre
par Gilles DOCQUIER, Conservateur de la section d’Histoire régionale et domaniale et par Krista DE JONGE, Professeur émérite KU Leuven
Jeudi 29 janvier
Léa JAURÉGUI, doctorante en histoire de l’art à l’Université libre de Bruxelles et à l’École du Louvre, nous a présenté, La fabrique du sculpteur : mythes et représentations à l’âge industriel, à Bruxelles et Paris (1880-1930)
En complément de l’exposition Jean Dampt du musée des Beaux-Arts de Dijon, notre conférence se propose de réfléchir à la manière dont à Paris comme à Bruxelles se font jour des glissements de la perception de la création sculpturale. La figure du sculpteur se voit à la fois hissée comme représentante pacifiée de la classe ouvrière, témoin des mouvements sociaux contemporains, tout en puisant à l’imaginaire torturé du génie romantique. Ces représentations aux farouches contradictions se réconcilient du moins en partie par l’exaltation de la vertu du travail. Celle-ci, déclinée dans le champ artistique, permet d’unir la persévérance à l’extraordinaire, maintenant tout à la fois l’humanisation et la sacralisation de l’artiste. Ces redéfinitions à l’œuvre considèrent aussi profondément les spécificités de la pratique statuaire, la distinguant de ses disciplines sœurs, par la question de la force physique et de l’engagement corporel. Articulé autour d’un corpus de personnalités belges et françaises, notre développement se fonde sur la confrontation entre des sculptures spécifiques, des photographies, des textes critiques contemporains et des clefs d’analyse issues de l’histoire de l’art.
Ce propos s’inscrit au sein d’une réflexion plus générale sur les représentations du sculpteur à l’âge industriel (France-Belgique ; 1880-1930) qui constitue un sujet de thèse en cours, en co-tutelle à l’Université libre de Bruxelles et à l’École du Louvre.
